Carnets lozériens.info est le site historique fondé il y a quelques années. Comprenant quelque 500 articles, il est aujourd'hui effacé, enterré au cimetière numérique... carnetslozeriens.fr entend proposer une certaine illustration de la vie en société, au-delà d'un traitement informatif normé. Sérieux, humour, fantaisie, empathie. Pour les Carnets, journalisme rime naturellement avec humanisme - une valeur encore partagée par quelques grands hommes de presse (tiens, un bon sujet d'histoires !) dont les mânes préfèrent certainement et désormais se consacrer à la poésie... D'autre part, les Carnets Lozériens marquent leur volonté de devenir acteurs de la vie locale en organisant quelques événéments que d'aucuns jugeront fantaisistes (tant mieux !!!). Premier Opus en phase de maturation : le festival du Western Spaghetti, festival dédié, unique au monde et organisé à Mende, centre du... monde.
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Ailleurs… des Lozérien(ne)s Bastien Rouvière Passion… pilote sur toute la ligne ! Quoi de plus beau que de réaliser un rêve d’enfant… Cette vérité, certes d’évidence, prend tout son sens lorsque l’on rencontre une personne accomplissant et vivant son rêve – avec une force intacte, un enthousiasme tranquille et communicatif. C’est le cas du Mendois Bastien Rouvière, devenu pilote de ligne sur Boeing 737. Embarquement immédiat. L’ origine familiale détermine-t-elle le destin d’un être ? Oui et non, telle pourrait être une réponse à la normande. Bastien, élevé dans une famille de commerçants, s’est… élevé dans les airs, innervé par la passion paternelle - le pilotage, la navigation aérienne. « J’ai fait mon baptême de l’air à l’âge d’un an, dit-il en un sourire 24 ans plus tard, et j’ai pris les commandes d’un avion de tourisme à 13 ans, avec bien sûr un instructeur à mes côtés. Et là, j’ai compris ce que je voulais faire plus tard, cela a été la confirmation de ma passion. » Le jeune Lozérien passe toute sa scolarité à Mende, décroche un Bac S et s’oriente vite vers une voie privée : « Je voulais vite du concret et je n’ai pas intégré l’école nationale de l’aviation civile de Toulouse. En un an et demi, j’ai décroché une première licence de pilote professionnel puis j’ai volé aux instruments sur avion bimoteur avant de faire l’apprentissage du travail en équipage à Montpellier en 2013. » Le futur pilote de ligne est instructeur sur avion léger, avec une qualification « largage de parachutistes », on le trouve alors dans les airs, entre Arcachon, Blois. L’essentiel pour Bastien, c’est de voler, encore voler jusqu’à prendre les commandes d’un bel et grand « oiseau ». En effet, l’histoire s’accélère, décolle vers une altitude de croisière… Bastien a décidé de faire vite et bien. Il passe à Londres les premiers tests de sélection de la compagnie Ryan Air puis une formation de deux mois à Amsterdam dédiée au pilotage du Boeing 737 : « Cela a été une période très intense, on était une vingtaine de personnes venues de tous les horizons. » Fin mai 2015, il décroche sa Qualif’Boeing et se retrouve sur la base de Malaga (sud de l’Espagne) en tant que co-pilote. « Il y a beaucoup de stress mais c’est le moment attendu : piloter un avion de ligne transportant des passagers ! » Dans quelque temps, Bastien deviendra commandant de bord du 737 tout en se fixant son vrai objectif : piloter le mythique 747 ! Jean-Philippe Roux (lundi 12 mars 2018)

Des émotions intactes… « Je suis toujours admiratif, confie le Lozérien volant, et je préfère la terre vue du ciel. Lorsque l’on émerge d’une mer de nuages, au-dessus des Alpes ou des Pyrénées, ce sont de forts moments d’émotions. » Il est vrai que le spectacle de cet infini depuis un cockpit, sans rien pour parasiter la vue, devient vite… addictif. Même si le pilote, par nature et par culture, reste toujours à l’affût, dans une sorte de tension maîtrisée, nécessaire à l’attention. « Il faut toujours garder cette humilité que le métier impose » conclut en toute simplicité Bastien Rouvière – pour qui voler constitue indéfectiblement un mode de vie.
Infos en chiffres : Lozère et Occitanie -La Lozère, avec 5100 km2, représente 5% de la Région Occitanie. -La densité de population (moins de 15 habitants au km2) est 5 fois plus faible que la densité moyenne en Occitanie, une région pourtant à forte dominante rurale. -La Lozère, c’est 1% du PIB de l’Occitanie. Cette poignée de chiffres renforce l’identité et la combativité d’une Lozère qui regarde le monde poursuivre sa course folle… La Lozère est un refuge mais aussi et surtout un creuset où s’inventent, s’expérimentent, s’incarnent de nouveaux modes de vie (sociale, économique, culturelle…). Les Carnets lozériens s’attachent à les explorer.
Carnets Lozériens L'aventure Papier, c'est terminé.... L' aventure aura été courte mais intense - soit des mois de préparation, de déploiement d'efforts tous azimuts pour publier deux numéros des Carnets Lozériens, de 40 pages chacun. S eulement voilà, l'argent étant le seigneur de toutes les guerres et la mère de toutes les batailles, oui l'argent a manqué, dès le début. Le modèle économique n'était pas individuellement viable et encore une fois l'effet d'échelle démographique a joué - sans compter le manque de moyens de promotion. M ais je remercie personnellement et sincèrement les diffuseurs et la poignée d'annonceurs qui ont bien voulu participer à une belle aventure éditoriale. Les quelque 1300 acheteurs et lecteurs m'ont convaincu d'une chose : il existe encore un public pour une presse papier indépendante de tous les pouvoirs et s'intéressant aux gens, tout simplement. L es Carnets Lozériens continueront de vivre sous forme numérique qui a l'avantage de ne rien coûter, sinon du temps et de l'énergie. Les lignes seront donc en ligne... J e tourne la page sans amertume, sans regrets et je pars sur d'autres chemins qui m'appartiennent. Jean-Philippe Roux (lundi 12 mars 2018)
Porte d'entrée Portraits, rencontres... Le Père siffleur La nature, par monts, vaux et maux Semis de culture(s) Politiques et Territoires Des massif, des histoires Chasse,faune Les échos de là-haut et là-bas Portfolio ArchivesUn métier-passion nécessairement méthodique B asé à Alicante, Bastien Rouvière suit un emploi du temps établi au cordeau. Il fait 5 jours de travail consécutif suivis de 4 jours de repos et affiche 100 heures de vol au compteur mensuel. Alicante regroupe 60 pilotes et il y a 10 pilotes par avion, sans compter les mécaniciens sans qui, eh bien les « oiseaux » resteraient cloués au sol. T ous les 6 mois, chaque pilote passe au contrôle du simulateur de vol d’autant plus que de nouveaux systèmes de haute technologie arrivent en permanence dans le monde de l’aviation. B astien assure des vols sur des destinations européennes (c’est le fonds de commerce de Ryan Air) telles que l’Angleterre, les Pays-Bas, l’Allemagne, la Suède et la Norvège, la Pologne. Soit des vacations de 2 à 4h, idem pour le retour. B astien apprécie Alicante, « la meilleure base de la compagnie, à taille humaine ». Ici, tout le monde a moins de 30 ans, de culture plutôt urbaine. Venu de ses montagnes lozériennes, Bastien n’est pas dépaysé. Et puis, l’essentiel, c’est bien de voler !
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