Les Carnets Lozériens
Politiques et Territoires
Allô Lozère… Comme de bien entendu, la Lozère n’est pas rentable pour Orange et si l’opérateur dit « historique » avait pu faire inscrire au contrat une clause excluant les départements à trop faible densité, il ne serait pas gêné. Heureusement la législation française ne permet pas encore de déclasser les déserts démographiques - tout est dans le « pas encore »… Le constat est sans… appel (sic) : en 2015, les Lozériens ne sont pas assurés d’avoir le téléphone chez eux. Certes mais il y a bien le portable… Parlez-en au Lozérien, encore habitués du « Ah excuse-moi j’ai pas de réseau » ! Et quand bien même ! Qu’est ce qui nous oblige à avoir un portable ? Qu’est ce qui nous oblige à payer à Orange un abonnement pour un service cellulaire aussi défectueux que le fixe ? Evidemment, la fibre, tant désirée, notamment par les élus est une bonne chose. Mais que ces élus commencent d’abord à se battre pour des services basiques fiables
Cantons: le "redécoupage" cartonne... La Lozère est-elle soluble dans les éprouvettes de la technocratie jacobine ? Ou, plus largement, tout département rural et montagnard ? Ces questions ont pour seule réponse : OUI au prix d'un passage en force qui fera des dégâts intra urnos... En effet, la carte de la nouvelle Lozère cantonale est d'une telle absurdité qu'elle laisse pantois. Mais son but ultime, après analyse, est peut-être ailleurs, dans cette volonté consciente ou pas de (dé)gommer un département. Regardons attentivement. Exemple: La Bastide-Puylaurent se retrouve dans le même canton (à savoir celui de St-Etienne-du-Valdonnez) que le Pont-de-Montvert. Imaginons maintenant Mr X et Mme Y se présentant pour être élus "conseillers départementaux", puisque exit les conseillers généraux et donc le conseil général qui devient conseil départemental (merci pour les frais de réimpression de toute la batterie de documents administratifs et de communication !...). Dorénavant il y aura moins de cantons (13) mais autant d'élus qu'avant (25) avec même un en plus (soit 26). Bref, que vont donc pouvoir raconter aux habitants-électeurs nos courageux candidats ? Oui, que dire qui puisse séduire sinon interpeller La Bastide, tournée vers l'Ardèche et Le Pont vers Florac et Alès ? Et que vient faire l'appellation Valdonnez là-dedans ? Il n'existe aucune cohérence, sans le plan humain que sur celui de la géographie. Comment un élu peut-il se dire représentatif d'un territoire purement administratif ? Idem pour Badaroux qui se retrouve dans le canton de Grandrieu... Il apparaît que si l'on voulait supprimer un département, on ne s'y prendrait pas mieux : pas d'attaques frontales mais la mise en oeuvre d'une érosion inexorable, indolore. Pourquoi ne pas scinder le département en quatre gros cantons, le Nord rattaché au Cantal, l'Est à la Haute-Loire, le Sud au Gard et l'Ouest à l'Aveyron ? Puis ces départements adoptifs seraient ensuite eux-mêmes dépecés pour s'agglomérer aux métropoles-reines, disposant de moyens financiers colossaux - d'authentiques et gloutons ventres urbains absorbant les humains... Ainsi,au vu d'une ruralité oubliée voire méprisée, les élections "départementales" de 2015 pourraient susciter une vague de bouderies alimentée par les premiers concernés, les habitants - tiens, cela rime avec...mohicans, les derniers bien sûr...
Les engagements d’Orange C’est dans le rouge Cette société est dans l’obligation de fournir un service de base à chaque utilisateur. À lire : l’Arrêté du 31 octobre 2013 portant désignation de l'opérateur chargé de fournir les prestations « raccordement » et « service téléphonique » de la composante du service universel prévue au 1° de l'article L. 35-1 du code des postes et des communications électroniques. Dans l’article premier, il est clairement noté que l’opérateur doit à toute personne qui en fait la demande « un raccordement à un réseau fixe ouvert au public permettant d’émettre et de recevoir des communications téléphoniques ». Également, il doit assurer « en permanence la disponibilité de l'offre de service universel ». Dans les conditions générales d’abonnement liant le client à Orange, est noté dans à l’article cinq que « Orange s’engage également à rétablir le service téléphonique dans les quarante-huit (48) heures (jours ouvrables) qui suivent la signalisation par le client du dérangement à son service après-vente ». Avec Orange, il y a de quoi voir rouge.
De nouveaux habitants à la pelle (sic) ? Le Conseil Général se bat pour valoriser le territoire et faire venir de nouveaux habitants. L’idée est louable mais il semble que ces habitants vont se demander où ils sont tombés le jour ils vont comprendre qu’en Lozère le téléphone n’est pas un droit mais une chance… En espérant que leur activité économique ne dépende pas trop des moyens de communication… Et qu’en est-il de toutes ces personnes âgées, pour qui l’hiver, isolées dans leurs vieilles maisons, le téléphone est le principal moyen de discuter d’avoir un peu de chaleur humaine ou d’appeler les secours en cas de problème ? Messieurs, mesdames, élus par et pour les Lozériens qui veulent vivre en leur « pays », battez-vous ! Orange doit respecter ses engagements, à Paris comme sur l’Aubrac ! Sinon, la Lozère sera première sur la liste des départements « évidés » où seuls quelques vieux déprimeront… en silence ! François Puech
1) Les tribunaux jugeront de la place de l’ancien SRCAE dans les études d’impact réalisées jusqu’à ce jour par les promoteurs. 2) Les élus feront peut-être plus attention avant de se précipiter dans la création de nouveaux parcs éoliens. 3) Enfin, pour nos adhérents, c’est bien la preuve que tout cet édifice est en fin de compte bien fragile.» L a Lozère est concernée par de nombreux projets notamment sur la partie Margeride, projets combattus par l’association Robin des Bois pour qui la victoire franc-comtoise arrive comme un signe fort. E t si l’éolien, c’était un peu la poursuite du vent – au début, l’avidité, la vénalité et la vanité mènent le bal et puis à la fin, on n‘attrape plus rien, même pas un fifrelin. http://www.echodescommunes.fr/actualite_1730_une-association-locale-fait-annuler-le-schama-ragional-aolien.html
Schéma éolien À la poursuite du vent…
B ref, toujours est-il que l’installation d’aérogénérateurs nécessite l’élaboration et l’adoption d’un Schéma Régional Climat Air Energie (SRCAE), pour chaque Région donc, ledit schéma étant daté de 2012. Tout projet doit nécessairement s’inscrire dans le schéma. A près plus de deux ans de combats juridiques, l’association franc-comtoise, le collectif ACBFC, a eu la peau du Schéma régional approuvé par la présidente de région (Marie-Guite Dufay, qui pour info et par ailleurs, possède un cheptel bovin dans le Cantal) et la préfète de région. Michel de Broissia, président d’ACBFC commente prudemment mais fermement : « B ien sûr, il s’agit d’une victoire symbolique contre le SRCAE mais pas seulement. En fait, la cour d’appel de Lyon sanctionne l’absence d’études environnementales, ce qui n’est pas rien, malgré les dires de la présidente de région et de la préfète qui balaient la décision, disant qu’il n’y a rien à voir sinon un vague vice de procédure. L’annulation du SRCE nous conforte à plusieurs titres :
Société La Lozère des nonagénaires : 25% d’entre eux en institution Selon une étude de l’Ined (Institut national d’études démographiques) concernant les plus de 85 ans, la Lozère est dans le top 8 des départements où les personnes les âgées vivent en institution – soit environ 25%. Ce constat repose vraisemblablement sur le fait que la Lozère est un département montagnard, aux multiples écarts et hameaux. Dès lors, l’accès rapide aux soins notamment pose problème (éloignement, conditions hivernales…) et il n’est donc pas étonnant que les nonagénaires préfèrent la sécurité d’une maison de retraite, même si celle-ci est… isolée, loin des centres urbains. Il n’empêche, remarque l’Ined, les personnes très âgées vieillissent de plus en plus chez elles et non chez leurs enfants, des proches. En 1982, 31% des « seniors plus » cohabitaient en famille contre 11% en 2011. Top 8 : départements des Pays de la Loire, les Vosges, l’Aveyron, la Lozère, l’Ardèche, la Haute-Loire, l’Ain, l’Yonne. La moitié des départements fait partie du Massif central.
Porte d'entrée Portraits, rencontres... Le Père siffleur La nature, par monts, vaux et maux Semis de culture(s) Politiques et Territoires Des massif, des histoires Chasse,faune Les échos de là-haut et là-bas Portfolio