- Tweet again à Mende D’aucuns, certains élus et autres, se font une joie de relever que Mende fait partie du Top 8 (sic) des villes les plus tweetées en France. C’est dingue… surtout lorsque l’on connaît la panoplie des trucages numériques (achats de like sur Facebook, bidouillage du nombre d’abonnés, etc.). Bref, pendant ce temps, Mende n’a toujours pas de musée, la piscine (fermée plusieurs semaines par an) est obsolète pendant que Le Puy avec sa Vague (centre ludo-aquatique avec quatre bassins, une fosse de plongée, un espace restauration…) séduit maints Ponots et vacanciers. Mende, au patrimoine néanmoins très intéressant, demeure donc une ville de passage. Gérard Ménatory, journaliste à Midi Libre, grand naturaliste spécialiste du loup et de l’aigle, avait coutume de dire : « Vous voyez, Mende, c’est un enterrement de première classe ! » D’autres estiment, plus suavement, que « Mende, c’est bien à condition d’en sortir souvent et régulièrement ». CQFD ?
Tourisme Lonely Planet : l’Auvergne en orbite ! Quel est le rapport entre l’Auvergne et le Gévaudan ? Ce sont des massifs de moyenne montagne, ce sont des destinations méconnues et/ou qui gagnent à être (re)connues. A ce jeu - là, le pays des bougnats a tiré le bon lot alors que la Lozère est finalement victime de son appartenance languedocienne. Dans son édition 2016 « le Best of du voyage dans le monde », Lonely Planet guide anglo-saxon à audience planétaire classe l’Auvergne dans les dix destinations du monde à visiter ! Il s’agit d’une consécration pour le pays des bougnats longtemps étiqueté « folklore, saucisse et accordéon ». Depuis une dizaine d’années, la région cultive et fait valoir sa « naturalité » dont le côté parfois rugueux a été gommé par une communication bien en phase avec l’air du temps. Ce qui fait dire (source journal Aujourd’hui en France, 1er novembre 2015) à Didier Arino, directeur du cabinet Protourisme : « Cette destination un peu rude a su séduire les familles en menant une sorte de contre-programmation : au lieu de montrer des paysages ensoleillés, ils ont joué sur le goût de l’effort et le plaisir de randonnées sous la pluie. » Néanmoins, ce professionnel de l’audit touristique (le cabinet intervient partout en France) a ses propres coups de cœur qui pourraient un jour prochain soulevé l’enthousiasme des enquêteurs de Lonely Planet. Il identifie la Dracénie (Var) et le Jura comme des destinations de choix. Mais point de Lozère à l’horizon… Le département des sources « souffre » de son rattachement au Languedoc-Roussillon dont le littoral truste les suffrages des touristes trop souvent guidés par l’héliotropisme. Justement, la Lozère gagnerait sans doute à orienter sa politique de communication/promotion sur ses vérités : l’isolement, la solitude, la rigueur du climat montagnard, la déshérence (surtout de novembre à avril !)… Slogans possibles : « Venez randonner un week-end sans rencontrer âme qui vive ! » - « Faites vos courses pour la semaine et n’oubliez pas le pain ! » - « Explorez les zones blanches téléphoniques » - « Perdez-vous en Lozère l’espace d’une semaine » - « Pour éviter la panne automobile, marchez au cœur du désert made in Lozère » - etc. Eh oui, chers Français dubitatifs et visiteurs étrangers putatifs, en Lozère, l’aventure c’est l’aventure… au quotidien. http://www.lonelyplanet.fr/article/lauvergne-6eme-region-du-monde-visiter-en-2016
Carnets Lozériens
Les échos de là-haut et là-bas...
Incroyable mais vrai ! Après l’hyper-ruralité, le concept d’aménité La Lozère est un laboratoire d’idées plus ou moins ébouriffantes… Après l’hyper-ruralité du sénateur Alain Bertrand (pouvant déclencher l’hyper-hilarité), voici un nouveau venu signé Sophie Pantel, coruscante présidente du conseil départemental : le concept d’aménité. Lors de la visite de Damien Alary, président de l’encore Languedoc-Roussillon (LR) et peut-être futur président délégué de la grande Région Midi-Pyrénées/LR, le sénateur-maire de Mende Alain Bertrand a évoqué « le concept d’aménité » développé par Sophie Pantel, pour la Lozère. Ce concept « évoque les aspects agréables de l’environnement et de l’entourage social, qui ne sont ni appropriables ni quantifiables en terme de valeur monétaire. » Bigre ! Mais qu’est-ce à dire exactement ? On se perd en conjectures. D’abord, un petit tour par le dictionnaire s’impose : aménité signifie « agrément d’un lieu ; amabilité pleine de charme ». De manière ironique, l’expression « se dire des aménités » induit des « paroles blessantes et injurieuses ». Soit. La Lozère serait donc amène, qualité pouvant appuyer son développement économique, touristique : « Venez chez nous, nous sommes amènes, l’environnement et la nature humaine sont agréables. » Certes mais ne peut-on en dire autant de bien des départements ruraux et/ou montagnards ? Reprenons l'exemple suivant : le guide anglo-saxon Lonely Planet, de réputation internationale, vient de classer l’Auvergne dans le top 10 des destinations mondiales à visiter en 2016. Pourquoi ? L’Auvergne a réussi à « vendre » son côté rugueux, son climat continental, ses grands espaces de vent et de solitude, sans évoquer une quelconque « aménité »… Faut-il dire « amen » à ce concept pour le moins fumeux ? Il conviendrait sans doute de se taire maintenant afin de mieux fonder une nouvelle parole, pertinente, réfléchie, structurante, consistante – la moindre des choses dans le département des sources. Gare au tarissement !
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